Comment nous avons préparé notre 1ère grande randonnée

8,Juil, 2020 | Rando | 0 commentaires

Une lune de miel 100% breizh

Nous nous sommes mariés le 9 novembre 2019 et pour notre lune de miel nous ne souhaitions pas un voyage de 15 jours au soleil. Notre idée depuis bien longtemps était de faire le tour de la Bretagne à pied. Pour aller au bout de ce rêve nous avons décidé de lui attribuer une place de choix, celui de notre voyage de noces.
Nous étions habitués à faire des balades, des petites comme des grandes, mais jamais nous n’avions marché plusieurs jours d’affilée. Notre équipement ? Nous n’en n’avions pas vraiment… Après de nombreuses recherches sur internet pour chiner des avis ou des conseils auprès de randonneurs aguerris et en écoutant les recommandations de nos proches, nous avons fini par nous équiper. C’est tout naturellement que nous avons pensé qu’un article par des novices, pour des novices ça pouvait être utile…
Nous répondons à toutes les questions que nous nous sommes posées, on ne sait jamais, ça peut vous servir 🙂

Initialement nous devions partir hors saison pour éviter la foule des stations touristiques mais également parce que l’idée d’être à la queuleuleu sur le GR34 ne nous enchantait pas vraiment. Or, deux mois de confinement sont venus contrecarrer nos plans. Frustrés de ne pas partir en mars comme prévus, nous avons reprogrammé notre première étape de Gâvres à Quiberon pour le 22, 23 et 24 juin 2020. Ça tombait bien, le soleil était au RDV, un peu trop d’ailleurs…

Comment préparer son circuit ?

Pour préparer notre parcours, nous avons utilisé l’application LocusMap (disponible uniquement sur Android). Si nous avons choisi celle-ci, c’est parce qu’elle permettait d’établir notre tracé plus facilement que d’autres. (L’interface est un peu complexe à utiliser mais après quelques heures, on commence à s’y faire.) Pendant la rando, Julien avait activé LocusMap sur son mobile pour nous dicter le chemin à suivre grâce à l’audioguide. Cette fonctionnalité était indispensable pour nous car nous ne voulions pas avoir les yeux rivés sur nos smartphones. Le deuxième jour j’ai aussi pensé à utiliser l’application pour enregistrer notre parcours. On trouvait ça rigolo de connaître nos performances. Sur le terrain, nous avons modifié notre itinéraire, cela nous a permis de calculer la réelle distance parcourue.

Nous avons aussi découvert le site ItiRando qui permet d’organiser son circuit à partir du GR34. Le site propose des hébergements ou encore des points de ravitaillements à proximité des circuits, ainsi que des suggestions pour les transports afin de passer d’une ville étape à une autre. Nous pensons exploiter cet outil pour nos randos en Bretagne Nord.

Que faut-il prendre dans son sac ?

Julien avait un sac de 70 litres, moi un de 50 litres. Nous les avons achetés chez Décathlon, ce sont des Forclaz. Ils sont pratiques, fonctionnels et rigides dans le dos. Avec leurs housses étanches, nous aurions pu affronter la pluie. Nous devons encore améliorer notre organisation dans notre sac, car ces volumes sont largement suffisants pour 2,5 jours et pourtant…
Nous avions chacun :
– un sac de couchage pour l’été acheté chez Lidl (ceux dans le diapo sont des duvets d’hiver Forlclaz)
– un matelas autogonflant thermarest
– un drap de soie
– nos vêtements (slips, chaussettes, 3 tee-shirt, 2 pulls ou gilets, 2 pantalons ou shorts, casquette)

Julien portait notre tente, moi la popotte et une partie de la nourriture, ainsi que la batterie externe.
En tout, Julien portait environ 14,5 kg et moi 12,5kg

Comment bien régler un sac à dos de randonnée ?

Je vous l’ai dit, nous sommes des novices, notre sac à dos chargé, nous ne savions pas comment le régler. Nous avons regardé des tutos sur des chaînes Youtube de randonneurs bienveillants ! Heureusement que nous avons eu ce réflexe pour préserver notre dos. Voici une des vidéos qui nous a bien servie.

 

Que manger en randonnée bivouac ?

C’est aussi grâce à des articles de blogs ou des vidéos, que nous avons préparé des repas consistants mais légers à transporter, voici nos provisions.
Pour le matin  :
– des dosettes de café solubles
– un « miam » préparation = muesli + lait en poudre (régilait) + chocolat en poudre (pour Julie). Il suffit d’ajouter un peu d’eau et le tour est joué.

Pour le midi :
– du pain avec des sardines
– des fruits secs à grignoter tout au long de la journée + 2 crêpes chacun (avalées dès le premier matin)

Pour le soir :
– préparation 1 = (pâte de lentilles corail + oignons déshydratés + curry + poivre) + thon.
– préparation 2 = (riz + oignons déshydratés + quelques cuillères de lait en poudre régilait + sel & poivre) + bout de chorizo
– des sachets de soupes déshydratées
– des sachets de tisanes

Pour les préparations du soir, il suffit de faire bouillir de l’eau, mettre la préparation à cuire et laisser mijoter quelques minutes avant d’ajouter le thon ou le chorizo. L’aspect « bouillie » peut rebuter un peu, mais c’est bon et ça cale après une journée de marche.

À cela nous avons ajouté à nos sacs chacun 3 litres d’eau par jour dans notre camel bag + 1,5 L dans une gourde.

Conclusion de ces repas ? C’était bon ! Le matin au réveil, nous n’avions pas faim, mais la petite pause de 10h était bienvenue. Nos provisions étaient accessibles, donc pas besoin de défaire notre sac à chaque fois pour manger. On ne sortait la popote que le soir pour éviter de perdre trop de temps dans la journée. Le deuxième jour, nous avons mangé vers 14h00 au Ty Kawa à Quiberon  : un bagel, un jus de fruit frais et un milkshake. Donc en gros, on n’avait pas pris assez à manger…
Note à nous-mêmes : on évitera le chorizo la prochaine fois, car ça a été dur de le digérer pendant la nuit.

Voici les vidéos qui nous ont bien aidés : 
La tribu des bois : Repas lyophilisés – recettes maison
Instinct Baroudeur : Nourriture pour 5 jours de rando en autonomie complète
Trekkeurs Compulsifs : Test – On mange quoi en bivouac ? 

Et niveau hygiène ?

Côté hygiène, nous avions pris :
– nos brosses à dents
– du dentifrice solide (c’est moins lourd et moins encombrant)
– 1 bout de savon Capitaine
– nos serviettes microfibres
– 2 lingettes réutilisables pour chacun .
Une pour nous laver le corps et le visage s’il n’y avait pas de douche. Une lingette intime pour les pauses pipi à laver et rincer à chaque utilisation. C’était un peu l’expédition à chaque fois, mais ça évite de laisser des mouchoirs ou du papier toilette dans la nature, (et en plus ça donne un coup de frais lors des fortes chaleurs).

Dans notre trousse à pharmacie, il y avait :
– des pansements Compeed pour les ampoules ! Indispensable, même s’il on est bien dans ses chaussures.
– du gel « Puressentiel » pour articulations et muscles
– un baume fondant Capitaine au karité bio + un baume à lèvre à la rose
– un rouleau de bande de kinésiologie
– une pince à épiler

Oui, vous  avez bien lu, nous avions oublié de prendre de la crème solaire, notre peau s’en souvient encore. En plus de la crème solaire je penserai à prendre une boîte de paracétamol la prochaine fois, ça peut servir.

Comment charger son téléphone en randonnée ?

Entre LocusMap, les prises de photos et vidéos pour alimenter le blog et les réseaux, nous nous doutions que nos batteries de smartphones allaient vite se décharger. Nous avions anticipé en achetant une batterie externe rechargeable au soleil. Notre choix s’est porté sur une Power Bank Blavor qui malheureusement n’a pas marché correctement. La recharge sans fil n’a jamais fonctionné, et la recharge solaire non plus. Nous avons réussi à charger nos téléphones uniquement parce que nous l’avions chargée sur secteur avant le départ. À la fin du deuxième jour, nous sommes passés en mode économie de batterie en cas d’urgence ou de changements de plans. Retour au point de départ, il nous faut retrouver une batterie externe solaire qui fonctionne pour nos prochaines randos. Notre choix n’est pas encore arrêté sur la marque, mais nous avons trouvé que c’était peu encombrant et plutôt pratique pour charger les smartphones même pendant la randonnée.

La petite conclusion

Cet article n’est pas parfait, nous avons certainement fait des erreurs de débutants. Nous pensons que nos sacs étaient un peu trop lourds et que nous pouvons encore faire baisser leurs poids. Nous sommes à l’écoute de vos conseils bienveillants basés sur vos expériences de rando, ce qui peut nous aider peut aider les autres. Je terminerai par cette phrase en breton qui signifie : Pour connaître l’histoire de son pays/de sa région, il faut le/la parcourir à pied, en marchant.

 

« Evil Gwelet istor ar vro, red eo dont d’ho Tro »

Tonton Lionel